PRINCIPE BIO-ENERGETIQUE - La méthode ZenDoKen

ÊTRE LA TRAME MÊME

ÊTRE LA TRAME MÊME

Au Coeur du Bouddhisme

La bioénergétique que nous pratiquons est basée sur deux grands principes de la méditation bouddhique.

Il s’agit d'une part de samatha, la pratique type yoga avec un recueillement physique et alors mental, telle que nous l’approchons par les arts martiaux internes chinois et le bouddhisme Zen.

Il s'agit d'autre part de vipasyana telle que ces pratiques de type yogiques rencontrent l’incertitude, l’impermanence, la dégénérescence du monde, à travers l’épreuve, la nécessité ou le souhait du soin de maux.

C'est la rencontre d'une thérapeutique que nous transcrivons en nos termes de praticien bioénergétique.

 

Le Subséquent (Grave)

Samatha
est la pratique des profondeurs et des inerties, elle entre dans la profondeur des sons graves, des étendues obscures, des contenances telluriques peut-être. Les eaux premières. La pratique de la méditation y est comparable à celle d’un plongeur dans les profondeurs marines, les joies et certains peut-être des risques y sont métaphoriquement les mêmes.

 

Rencontrer ces rythmes de « basse », en gardant la pratique de l’attention afin de ne pas scinder l’esprit du corps et le corps de l’esprit, ne procure pas de lourdeur mais au contraire une sensibilité et disponibilité à des rythmes plus aigus et plus rapides, à des modulations médiaires, car l’ordre des fréquences ne serait pas linéaire et en puissance, mais bien cyclique ou sphérique - une vie comprise.

 

Le Subversé (Angle)

Cette pratique de l’attention « en creux », sans raison ou alerte particulière, dérobe la personne à son lieu prétexté, à ses raisons avancées - c'est l'expérience de vipasyana, et à la mesure des matières rencontrées et ainsi évidées, la présence profonde est une présence retirée, et c’est la notion d’angle qui devient ici importante.

L'angle et sa saillance est comme un moment singulier de la traversée des impermanences de la vie, de la façon dont celles-ci nous dépossèdent de notre plénitude, de notre « forme » de devenir. La notion d’angle évoque un rejet dans un lieu contigu, l’on envoyait l’enfant « au coin » lorsqu’il n’était pas sage…

Mais la notion d’angle est aussi constituante, de ce lieu qui est aussi un lieu d’intersection - qui se prolonge dans d’autres structures de symétriques potentielles en aval et en amont - qui est alors un lieu d’entendement et de construction.

A la mesure de notre acculement, de notre défaite, il nous situe de façon brute dans un lieu constituant et selon des lignes de force d’autant plus marquées (remarquées, démarquées) que la défaite semble faiblesse.

Entre Autant (Véhicule)

La présence, telle que la méditation la porte, confrontée à l’impermanence (l'écueil permanent), constatant la déconstruction des résonances en traverse, est donc correspondante à la notion résultante d’angle, en ce que les deux manifestent une tenue maintenue, et une sauvegarde de vie.

 

Enfin, de l’un à l’autre, un point essentiel de la méditation bouddhique est de ne pas céder à la tentation puriste ou de performance, il s’agit de modérer, de moduler son propos de vie et son effort de santé, afin d’être centré dans les fréquences d’existence, ni en dur (ou brut) seulement, ni en déliquescence (ou relâchement) seulement.

 

Être centré sur l’ensemble des spectres possibles, et non seulement comme si nous étions « une ogive » destinée à atteindre un propre salut, mais en sachant revenir à l’élément moindre, à l’élément autre, comme l’inspir et l’expir s’appellent et se nourrissent, comme un contexte ne nous appartient pas.